Forum classé NC-16 en raison de ses contenus Yaoi - Yuri - Hentai & Violence.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   23.07.12 13:41

    Préoccupée, Ayami était sur le chemin pour se rendre en cours. Depuis ce matin, elle ne parvenait pas à retrouver son lecteur MP3, objet au combien sacré à ses yeux. Sous son lit, dans son sac, dans une de ses poches de jean ou de vestes, … rien. Impossible de mettre la main dessus. Cette histoire l’avait tellement frustrée que sa nuit de sommeil s’était avérée catastrophique. Elle avait eu du mal à s’endormir et qui plus est, lorsqu’elle finissait par tomber dans les bras de Morphée, des cauchemars venaient la torturer dans son sommeil. Il fallait qu’elle le retrouve au plus vite si elle ne voulait pas avoir l’air d’un zombi et ne plus avoir sa musique pour l’aider à s’endormir.

    Tôt ce matin, elle s’était d’ailleurs dépêchée d’aller au restaurant où elle travaillait, avec pour objectif de jeter un œil à son casier. Mais, à son plus grand damne, son MP3 n’y était pas non plus. A présent, plus qu’un seul endroit à vérifier, la salle de cours. S’il n’y était pas, sans doute l’avait-elle perdu dans le parc ou dans la rue et, si toutefois c’était le cas, elle pouvait définitivement lui faire ses adieux. Une journée qui commençait donc bien mal. Habillée à la va-vite, elle n’avait même pas pris le temps de se coiffer, si bien que des nœuds venaient agrémenter sa chevelure ondulée. Le visage sérieux, elle ne prenait même pas la peine de jeter un œil au trajet qu’elle empruntait. Ce geste était pour elle tellement habituelle, qu’elle semblait avoir imprimé les moindres pas qu’il fallait faire jusqu’à tel feu tricolore, exactement comme une aveugle le ferait pour se repérer. Néanmoins, un peu plus de prudence et d’attention aurait été de mise.

    Arrivée à l’entrée d’un grand bâtiment, elle finit enfin par prêter attention aux personnes qui l’entouraient et ce fut alors un choc. Que des têtes inconnues. Impossible qu’il y ait tant de nouveaux d’un coup, en si peu de temps. Surtout sur cette île. Elle avait beau être grande, impossible que toute une foule d’élève arrive en à peine un week-end. Et, chose qui l’étonna encore plus, les bâtiments semblaient différents. N’ayant pas l’idée de jeter un coup d’œil à la pancarte, située à l’entrée et qui indiquait « Université de Cross Garden », elle s’aventura un peu plus loin, quelque peu perdue. Lorsqu’elle observa un peu plus attentivement les bâtiments, elle finit par comprendre son énorme gaffe. Elle avait pris le chemin pour se rendre à l’Université, non pas au Lycée. Après avoir perdu son MP3, fait un trajet pour rien du restaurant jusqu’à l’Université, elle serait en retard à son premier cours. Que la vie était cruelle ! Désespérée et fatiguée, elle se contenta de soupirer et de s’asseoir sur un banc. En retard ou absente, à choisir, elle préférait expliquer qu’elle s’était sentie mal au levée et qu’elle avait préféré rester dans sa chambre pour se reposer que de raconter comment elle s’était tromper de chemin pour arriver en cours. Elle se laissa aller sur le banc et posa sa nuque contre le dossier de celui-ci, le visage face au ciel. Perdue dans ses pensées, elle essayait de réfléchir aux possibles endroits où pourrait se trouver son lecteur MP3.

      « - Où est-ce que tu as bien pu passer ? », dit-elle, en anglais et en terminant pas un soupir.


Dernière édition par Hazuna Ayami le 01.08.12 16:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   23.07.12 14:30


❧ Maladresse & Mauvaise adresse


with

Ce matin là, étonnamment, Azra avait réussit à se réveiller à l'heure pour son premier cours. Il était même sorti de chez lui en avance, puisque de toute façon, il n'avait rien de mieux à faire. Un peu d'air frais lui ferait du bien, ainsi, il marchait tranquillement, laissant ses pas le guider vers l'université. Rendu à mi-chemin, il s'alluma une cigarette, la première de la journée, et s'assit sur un banc. C'est alors qu'il remarqua un lecteur MP3, seul et abandonné. Le jeune homme était curieux de nature... mais décida tout de même de ne pas y toucher. Son propriétaire viendrait sans doute le récupérer et serait bien embêter de ne pas le retrouver. Enfin... s'il ne faisait qu'y jeter un coup d'oeil, discrètement bien sûr, personne ne le saurait... non ? Il prit une bouffé de sa cigarette, la garda entre ses lèvres et attrapa le MP3. Peut-être y aurait-il un code ? Ah... non. Il sentait la culpabilité s'emparer de lui alors qu'il parcourait les listes de lectures, sachant qu'écouter les playlists d'un inconnu, c'est comme lire son journal intime. Il vu beaucoup de noms qu'il ne connaissait pas et curiosité oblige, il s'enfonça un écouteur dans l'oreille droite et démarra une chanson. Quelle surprise lorsque la mélodie à la fois joyeuse et mélancolique de Chopin se mit à jouer. Azraël n'avait jamais entendu de sons plus harmonieux ni plus beaux. Il passa au morceau suivant. Cette fois-ci, c'était Pachabell's Canons. La musique s'éleva en lui comme une fleur au printemps. Sans remords, il glissa le MP3 dans la poche de son jean et se remit à marcher, clope en bouche, vers l'université.

Bon d'accord, pas tout à fait sans remords, parce qu'Azra est un gentil garçon, mais il le vola tout de même. Il voulait pouvoir continuer à écouter cette musique si spéciale. Tout ce qu'il connaissait, c'était les morceaux de pop commercial qui passaient sans arrêt à la radio. Il ne s'était jamais intéressé à la musique, la trouvant vide de sens et abrutissante. Non mais c'est vrai ! À quoi pensent les producteurs lorsque les paroles de leur chanson se résument à : «I wanna see your peacock-cock-cock ?» Il poussa un soupir, accrocha le deuxième écouteur à son oreille encore libre puis monta le son. Geste dangereux pour lui, qui a l'habitude de repéré le danger à l'ouïe, mais heureusement, aucune voiture ne le percuta aujourd'hui (bien qu'une ne passa pas très loin de sa jambe gauche). C'est en arrivant devant l'entrée de l'université qu'il remarqua que son humeur était beaucoup plus légère qu'à l'habitude. Sans doute un effet de la musique. Il décida de ne plus s'en séparer. Il eu une petite pensée pour son propriétaire précédent... et la ravala immédiatement. Si ce truc pouvait lui donner le sourire, il le gardait pour lui.

Avant de passer les portes de l'université, il termina sa cigarette, la jeta par terre et l'écrasa du pied. Il aimait bien faire ça, ses souliers avaient la semelle si mince qu'il pouvait, ne serait-ce qu' un tout petit moment, sentir la chaleur que dégageait le bout de son mégot sur la plante de son pied. En faisant ce geste, il remarqua toutefois que son lacet était tout défait. Azra se retourna et entra. L'entré était presque vide, à part quelques étudiants qu'il reconnu pour être dans certains de ses cours. Tout les bancs étaient pleins, sauf un, ou une jeune fille était assise, seule et l'air troublé. Il enleva un des écouteurs puis prit place à ses côté. À mieux la regarder, elle semblait beaucoup trop jeune pour être une élève ici. Peut-être était-elle perdue ou peut-être attendait-elle quelqu'un. il décida que ce n'était pas de ses oignons et s'affaira plutôt à rattacher son lacet. Se faisant, son tout nouveau et précieux lecteur MP3 tomba de la poche de son jean et atterrit entre elle et lui.
code © Luny • Apple-Spring • 2012



Dernière édition par Azraël Lockhart le 07.08.12 23:53, édité 10 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   23.07.12 15:12

    Hier, elle était allée au restaurant, en cours, ici puis encore là. Après avoir réfléchi à son trajet de la veille, elle eut enfin son verdict : son MP3 était bel et bien perdu. Impossible de le retrouver en plein milieu de la rue, il avait surement finit dans une plaque d’égout ou piétiné par bon nombre de passants. En somme, elle était bonne pour économiser jusqu’à ce qu’elle puisse s’en acheter un nouveau. Quelle poisse ! Perturbée par tout cela, elle n’eut aucune envie de se rendre en cours aujourd’hui. Et puis, ce n’est pas comme si elle allait rater quelque chose. Pendant plusieurs heures, elle devrait encore écouter ses professeurs parler de mathématiques, d’histoire et autres qui finiraient plutôt par l’endormir que de l’instruire plus qu’elle ne l’est. Et puis, ayant toujours été une très bonne élève, elle pouvait se permettre d’être absente au moins une fois dans sa vie. Ce n’est pas comme si elle était un cancre dont la présence en cours serait décisive sur son orientation scolaire.

    Pour la première fois de toute son existence, elle se contenta de faire ce qu’elle n’avait encore jamais fait : sécher. Une grande première. Pour sûr que ceux de sa classe aurait l’obligeance de bavarder à son sujet, puisqu’il s’agissait d’une chose rare pour elle que d’agir ainsi. Enfin, là n’était pas le plus important. Alors qu’Ayami tourna la tête sur le côté, elle fut surprise de découvrir quelqu’un d’autre sur le banc. D’un sursaut, elle se redressa et s’assit de manière décente, quelque peu gênée d’avoir été surprise, installée ainsi. Furtivement, elle jeta un coup d’œil à son voisin et constata que ce dernier refaisait son lacet, un écouteur à l’oreille. Au passage, elle eut un sourire en remarquant qu’il s’agissait des mêmes écouteurs que les siens. Mais, lorsqu’un MP3 complètement similaire au sien tomba de la poche du jeune homme, Ayami fut très surprise. Drôle de coïncidence ? Hum, c’était tout de même étrange puisque ces écouteurs étaient de vieux modèles qui ne lui avaient pas couté très cher. Ayami s’en souvenait parfaitement puisqu’elle s’était acheté la panoplie, écouteurs + MP3, elle-même. Enfin, elle ne pouvait pas l’accuser et crier « Il est à moi ! » sans en être sure. De plus, elle ne savait pas comment aborder la chose sans paraitre suspecte. Si elle se plantait, elle passerait pour une parfaite idiote. Au contraire, si elle avait vu juste et qu’il s’agissait bien de son MP3, elle pourrait enfin retourner en cours, la conscience tranquille.

    Comment agir, sachant que le temps pressait ? Bien entendu, il ne comptait surement pas passer sa journée sur le banc, c’était simplement le temps de refaire ses lacets. Bon sang, elle devait parler et vite ! Quelque peu effrayer de l’aborder, sachant qu’elle pouvait parfaitement se faire des films au sujet de cet objet, elle finit néanmoins par se lancer lorsqu’elle sentit le jeune homme bouger.

      « - Euh, dis ! Est-ce que c’est bien ton MP3 ? »

    D’un point de vue extérieur, cette question paraissait des plus stupides. Lorsqu’on avait un MP3 avec soit, il s’agissait, généralement, du nôtre. Et pas d’un MP3 abandonné sur le trottoir par une maladroite comme elle. Histoire d’appuyer sa question et de ne pas passer pour une idiote, elle enchaina :

      « - Car, vois-tu, j’ai perdu le mien et il ressemble trait pour trait à celui-ci alors, je me posais juste la question … Donc … »

    Légèrement tendue, elle ne savait pas comment poursuivre. Par pitié, qu’il s’agisse bien de son MP3, à elle et si oui, qu'il lui rende au plus vite !



Dernière édition par Hazuna Ayami le 01.08.12 16:59, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   23.07.12 15:58


Pendant qu'il refaisait son lacet, Azra sentait bien que la fille à côté de lui l'observait d'un air bizarre. Il se sentait quelque peu mal à l'aise de l'intérêt qu'elle lui portait et grâce à cela, il relaça son soulier de manière ridicule. Il remarqua alors que le MP3 était tombé de sa poche et que ce n'était pas lui, mais bien l'objet volé qu'elle regardait intensément. Non... c'était impossible. Ce n'était tout de même pas le sien ? Combien de chances pour qu'il tombe directement sur la véritable propriétaire de sa nouvelle (et illégale) acquisition dans les dix minutes suivant celle-ci ? La poisse. En tant que personne honnête, il savait qu'il devrait le lui redonner, mais il n'en avait pas du tout envie. Voyant qu'elle ne s'exprimait pas, Azra se dit qu'il se faisait probablement un film et se prépara à prendre les voiles, mais il fût coupé dans son élan.

« - Euh, dis ! Est-ce que c’est bien ton MP3 ? »

Il stoppa net. Bien sûr que c'était le sien. Plus de doute possible. Il était vrai que pour une autre personne (le genre de personne qui n'avait pas volé son MP3), cette question pourrait paraître plutôt déplacée. Dans le cas présent, elle ne l'était pas du tout. Et merde, comment allait-il se sortir de cette situation ? Il ne pouvait tout de même pas prendre les jambes à son cou avec son MP3 ! De plus, elle semblait quelqu'un de très gentil et il savait que si il ne lui rendait pas son bien, il s'en voudrait pour le reste de son éternelle vie.

« - Car, vois-tu, j’ai perdu le mien et il ressemble trait pour trait à celui-ci alors, je me posais juste la question … Donc … »

C'est ça, rend moi la tâche plus facile, pensa Azra. Elle lui faisait un peu pitié, elle avait l'air de vraiment y tenir à sa petite boîte musicale high-tech. Bon d'accord. Comment refuser quelque chose à une jeune fille seule, qui avait l'air perdue de surcroît. L'Echoe chercha une horloge, il avait encore du temps avant le début de son cours et puis de toute façon, il n'aurait qu'à sécher, si cela prenait plus de temps. Sans dire un mot, il se leva du banc et se plaça devant elle. D'une main, il prit l'écouteur qui pendait mollement sur son torse et se pencha pour le mettre dans l'oreille de la demoiselle. Tchaïkovski, une autre légende dont il ignorait les prouesses. Il attendit qu'elle reconnaisse la mélodie puis lui demanda:

« - C'est quoi ?»

Azra ferait peut-être une tête de plus qu'elle, si elle était debout, alors il devait se pencher pas mal pour que les écouteurs tiennent dans leurs deux oreilles. À ce moment, inutile de lui dire qu'il avait trouvé (subtilisé effrontément) son MP3, car il ne devait pas y en avoir des centaines, du même modèle, avec les mêmes écouteurs et la même musique. Juste au cas ou, il agrippait férocement au petit objet, de peur qu'elle ne le reprenne de force. Bien sûr, il allait le lui redonner, mais avant, il voulait qu'elle lui apprenne tout ce qu,elle savait sur ce genre de musique qu'il ignorait. Il voulait comprendre comment de simples sons pouvaient transmettre toutes ces gammes d'émotions. Il désirait apprendre ces émotions jusqu'ici inconnues. Pour ce faire, il n'hésiterait pas à prendre son précieux MP3 en otage, jusqu'à ce qu'elle lui donne toutes les informations qu'il désirait.

« - C'est quoi comme musique ?» , répéta-t-il, en affublant son visage d'un sourire.
code © Luny • Apple-Spring • 2012



Dernière édition par Azraël Lockhart le 07.08.12 21:33, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   23.07.12 20:20

    Son regard ne la rassurait absolument pas. Il paraissait la prendre pour une folle, l’air de dire « Ça t’arrive souvent d’accoster les gens pour leur demander leur MP3 ? ». Néanmoins, elle n’était pas encore prête à se démonter pour si peu. Elle tenait à savoir si son intuition s’avérait exacte. Son cœur sursauta dans sa poitrine lorsqu’elle aperçut le jeune inconnu se lever pour se poster juste devant elle, la dominant de sa hauteur. Un soupir de soulagement discret traversa les lèvres rosées de la jeune fille qui attendait patiemment et calmement une réponse. Ce silence qu’il lui imposait était en quelque sorte une torture mentale pour elle. Et puis, qui sait si elle n’était pas encore tombée sur un type louche. C’est alors qu’elle sentit le contact de l’écouteur dans le creux de son oreille et qu’un son familier vint caresser ses tympans. Bouche bée, elle fixa les yeux bleus de l’inconnu. Étrangement, elle avait toujours pensé que les personnes aux yeux clairs reflétaient de la joie et de la gaieté, or, le sentiment se dégageant de ceux de l’inconnu semblait être une profonde mélancolie. Un sentiment quelque peu désagréable. Pourtant, ce dernier affichait un sourire malicieux, tout en répétant une seconde fois sa question.

    Se concentrant davantage sur la musique que sur son interlocuteur, Ayami reconnu de suite la touche personnelle du compositeur. Comme chaque homme possédait sa propre empreinte digitale, chaque artiste possédait un signe qui le caractérisait. Encore fallait-il prêter une oreille attentive, lorsqu’il s’agissait de musique, pour le constater. Heureuse de posséder tant de connaissances musicales, Ayami finit par retrouver le titre exact de cet extrait, après une petite hésitation entre deux morceaux. Puis, elle retira lentement l’écouteur et dit d’une voix assurée qui communiquait parfaitement son amour et sa passion pour la musique, la passion d’une connaisseuse :

      « - C’est un Concerto pour violon, en ré majeur, et composé par Tchaïkovsky. C’est d’ailleurs le seul concerto pour violon écrit par ce compositeur. »

    Fière de sa réponse, elle espérait que celle-ci satisferait le jeune étudiant. Cependant, elle remercia le ciel d’être tombé sur un morceau qu’elle connaissait. S’il lui avait servi du Liszt, elle aurait été incapable de mettre un nom sur l’un de ses morceaux. A dire vrai, elle n’avait jamais vraiment accroché avec ce compositeur, si bien que mémoriser chaque titre était pour elle un véritable défi. Enfin, tout allait pour le mieux. A présent, elle espérait que son MP3 pourrait lui revenir sans problème car, cette question, que le jeune homme lui avait posée, avait retenti en elle comme une sorte de mise à l’épreuve qui déterminerait si oui ou non, elle méritait ce trophée.

      « - Je ne me suis pas trompée, n’est-ce pas ? »

    A son tour, un sourire enchantée se dessina sur ses lèvres, tandis qu'elle guettait les moindres expressions de l'inconnu.



Dernière édition par Hazuna Ayami le 01.08.12 17:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   24.07.12 14:11


« - C’est un Concerto pour violon, en ré majeur, et composé par Tchaïkovsky. C’est d’ailleurs le seul concerto pour violon écrit par ce compositeur. »

Magnifique, elle pouvait reconnaître un morceau seulement en écoutant un extrait. Un subtil air de satisfaction se peint sur le visage d'Azra, qui lui enleva l'écouteur. Il se releva, regarda vers le sol et poussa un soupir. Il était déchiré, vraiment, entre l'envie de tout connaître sur ces compositeurs et celle de redonner à cette enfant son précieux bien. Dans le doute, il reposa ses fesses sur le banc, à ses côtés.

« - Je ne me suis pas trompée, n’est-ce pas ? »

« - Non, tu ne t'es pas trompée, c'est bien cela. »

Azra ne savait pas comment aborder la question «Tu peux tout m'apprendre sur cette musique?». D'un côté, elle semblait plutôt sympathique, mais de l'autre, cela pourrait paraître un peu bizarre. Si on prenait en compte qu'il était beaucoup plus vieux qu'elle, qu'elle se trouvait dans un endroit qu'elle ne connaissait probablement pas et qu'il lui avait volé son MP3, elle pouvait très bien penser qu'il tentait de l'attirer pour lui faire du mal. De plus, par sa nature d'Echoe, les humains ne se sentaient pas très à l'aise en sa compagnie, sans doute grâce à l'aura malsain l'entourant. Mais qu'avait-il vraiment à perdre au fond ? Si elle refusait, il n'avait qu'à lui redonner le MP3, c'est tout. Mais si elle acceptait, il aurait la chance de tout savoir sur Tchaïkovsky, Chopin et Pachabell... Allez, il se lançait.

« - C'est bien ton MP3. Mais avant de te le rendre, j'aimerais, si tu veux bien, que tu m'expliques tout ce que tu sais sur ce genre de musique. »

Pfoou... jamais il n'avait prononcé autant de mots à la suite de l'autre. Il scrutait le regard de la jeune fille, cherchant à savoir si elle était favorable à sa requête, ou si au contraire, elle lui servirait le plus gros vent que l'histoire ait connue. Bon d'accord, elle ne s'attendait certainement pas à ce genre de question venant de la part d'un inconnu aujourd'hui et avait sans doute mieux à faire que d'abreuver sa soif de connaissances. Réalisant cela, Azra se sentit inconfortable de la garder ici, avec lui, avec ses demandes étranges.

« - Enfin, si tu as autre chose à faire... »
code © Luny • Apple-Spring • 2012



Dernière édition par Azraël Lockhart le 07.08.12 21:33, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   25.07.12 19:12

    Installé de nouveau à ses côtés, le jeune approuva sa réponse et parut un moment silencieux. Pendant ce temps, Ayami se contentait de l’observer, sans dire un mot. Elle espérait qu’il finisse par lui rendre ce qui lui appartenait mais, il semblait si concentré et en pleine réflexion que la jeune fille n’osa pas le perturber en ouvrant la bouche. A la place, elle porta son attention sur les étudiants qui continuaient d’arriver en petits groupes ou bien en solitaires. Lorsqu’elle y songeait, il ne lui restait désormais plus qu’un an de lycée avant d’intégrer l’université. Bien qu’elle veuille devenir violoniste, elle savait pertinemment que cela ne lui permettrait peut-être pas de subvenir à tous ses besoins. C’est pourquoi, il lui fallait un plan de secours. En somme, si elle échouait en tant que violoniste, elle se convertirait en professeur de musique à l’université ou bien au lycée. Elle devrait encore y réfléchir. Le silence qui s’était installé entre elle et son interlocuteur fut alors brisé par ce dernier.

    Brisé par une demande des plus inattendues. Sur le coup, Ayami eut conscience qu’elle devait paraitre surprise, c’est pourquoi, elle se reprit et sourit de nouveau, naturellement. Au début, elle l’avait trouvé froid et distant, si bien qu’elle se demandait comment elle réussirait à récupérer son MP3. Mais, à l’entente de cette question, ou plutôt, de cette demande, Ayami fut ravie. C’était la première fois qu’on l’interrogeait sur son sujet favori. Autant dire qu’elle aimait partager ses connaissances. C’est pourquoi, elle s’empressa d’enchainer à la suite du jeune homme :

      « - Non, non ! Au contraire ! Ça me fait plaisir. C’est la première fois qu’on me demande ce genre de chose. Je suis juste un peu surprise. »

    Elle accompagna ses dires d’un sourire franc, tout en penchant légèrement la tête en avant. Le puits de connaissance qu’elle était pourrait enfin s’ouvrir et laisser place à Chopin, Mozart, Vivaldi et bien d’autres. Elle pourrait également parler de ses morceaux préférés et même, lui en conseiller. Sans perdre un instant, Ayami se leva pour s’installer plus prêt de son « élève » et lui prit, sans brusquerie, le MP3 des mains afin de commencer à faire une playlist digne d’un premier cours. Elle cala ses coudes sur son sac, étalé sur ses genoux et se mit à rechercher les titres voulus. Une fois qu’elle eut terminé son ouvrage, elle releva les yeux de l’écran pour les tourner vers l’inconnu.

      « - J’espère aussi que tu as du temps devant toi puisque la musique classique, ça ne s’apprend pas en un cours mais j’essaierais tout de même de faire vite et condensé, pour l’occasion. »

    Elle tira sur le fil des écouteurs et en prit un pour elle, avant de tendre le second à son ainé. Certes, elle aurait pu s’enfuir comme une voleuse avec son bien, sans demander son reste, mais elle ne pouvait se résoudre à le laisser en plan alors qu’il lui quémandait de précieux renseignements qu’elle était apte à lui donner. C’est pourquoi, adieu cours ennuyeux de la journée ! Jouer les professeurs pour parler de son sujet préféré s’avérait beaucoup plus intéressant. Elle attendit que son élève soit prêt à écouter le son délicat qu’elle s’apprêtait à lui offrir pour appuyer sur le bouton « Play ». A présent, que le cours commence !



Dernière édition par Hazuna Ayami le 01.08.12 17:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   25.07.12 21:36


Elle avait accepté ! Azraël ne pu retenir un soupir de soulagement. Décidément, cette jeune demoiselle était vraiment très gentille. Peu nombreux seraient les gens prêts à discuter avec un inconnu. Surtout avec un inconnu quelque peu bizarre et à l'air absent. Pourtant, elle n'avait pas l'air de se rendre compte de l'effet qu'il faisait aux autres. Depuis son entrée dans l'université, inconsciemment, les élèves évitaient de passer à moins de deux mètres de lui. Azra eu un mouvement de recul à peine perceptible lorsqu'elle tendit la main vers son lecteur, de peur qu'elle reviennent soudainement sur sa décision et le plante là, mais il lui fit confiance et la laissa reprendre son bien. Pendant un petit moment, elle s'affaira à quelque chose, les coudes sur son sac. Concentrée, Azra la voyait sélectionner un morceau ici, un autre là, sans pouvoir lire leurs noms. Quand elle eut terminée, elle leva le visage de son écran et avait l'air complètement satisfait.

« - J’espère aussi que tu as du temps devant toi puisque la musique classique, ça ne s’apprend pas en un cours mais j’essaierais tout de même de faire vite et condensé, pour l’occasion. »

Si il avait du temps ? En théorie, non. En pratique, c'était un autre histoire. De toute façon, ses professeurs avaient l'habitude de ne même plus prendre sa présence en classe, tellement il séchait souvent. Azra trouvait cela un peu dommage tout de même, pour une fois, il était à l'heure et tout. Tant pis, il se reprendrait le lendemain. La jeune fille lui tendit un écouteur, après s'en être calé un dans l'oreille. Azra répondit à sa question d'un léger hochement de tête, puis attrapa l'écouteur et se le mit dans l'oreille aussi. Il avait hâte d'entendre la première leçon de sa nouvelle professeur. Ironiquement, il se dit que s'il existait bien un cours auquel il assisterait tous les jours sans exception, ce serait un cours comme celui-là. Assis sur un banc, au milieu de l'entrée, avec une personne qu'il venait tout juste de rencontrer et un écouteur dans l'oreille. Oui, ce serait parfait. Un détail lui traversa soudainement l'esprit. Il ne connaissait pas son nom, ni elle le sien. Si elle devait lui enseigner la musique, ce serait bien qu'ils puissent s'appeler par leurs prénoms, n'est-ce pas ?

« - Attends un moment, l'arrêta-t-il avant qu'elle commence son cours, je... je me nomme Azraël. »

Il hésita quelques secondes, puis tendit la main vers elle, dans l'intention qu'il se serrent la main en bonne et dû forme. C'était ainsi que les humains faisaient lorsqu'ils se rencontraient. Enfin, c'est ce qu'il avait pu observer.
code © Luny • Apple-Spring • 2012



Dernière édition par Azraël Lockhart le 07.08.12 21:34, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   27.07.12 18:27

    Ayami releva la tête de l’écran de son lecteur noir pour regarder l’inconnu, interrompue alors qu’elle s’apprêtait à lancer la première chanson de sa playlist. Elle avait tout d’abord pensé avoir fait ou dit quelque chose de mal mais le jeune homme avait simplement souhaité lui dévoiler son nom. Certes, la situation serait ainsi plus confortable pour se parler et un peu plus conviviale. Azraël, une sonorité agréable que la violoniste savoura la tête penchée sur le côté, pensive. Elle fixait une tâche imaginaire sur la chemise de son interlocuteur et leva rapidement les yeux sur lui pour associer son prénom à son visage. Azraël, grands, yeux bleus et cheveux couleur neige (elle n’aimait pas les termes gris ou blanc pour déterminer la couleur d’une chevelure). C’était noté ! Mais, la main qu’il tendit à la brune la surprit bien davantage. Absolument pas habituée à serrer la main, Ayami approcha timidement la sienne pour attraper celle de son voisin.

      « - Enchanté, Azraël. Je m’appelle Ayami. Hazuna Ayami. Mais pour l’occasion, je serais Aya-Sensei. »

    Dit-elle en tapotant le nez du jeune homme du bout de l’index. Quittant sa poignée de main, elle revint à l’objet qui lui avait permis de rencontrer Azraël. Après avoir jeté un coup d’œil à ce dernier qui avait enfin son écouteur en place, elle s’éclaircit la voix et donna quelques précisions avant de lancer la mélodie.

      « - Je vais d’abord te faire écouter un extrait de mon compositeur favori, Frédéric Chopin. C’est une étude pour piano appelée « Opus 10 n°3 » ou plus communément appelée « Tristesse » pour la beauté de la mélodie. Chopin, lui-même, aurait dit qu’il ne pourrait jamais écrire de mélodie plus belle que celle-ci. »

    Profondément lancée dans son monde, Ayami en oublia quelques détails. Est-ce que son élève était au point au niveau du vocabulaire ? C’est vrai que tout le monde ne savait pas forcément ce qu’était une étude pour piano, un opus et peut-être voudrait-il en savoir plus sur la vie de Chopin. Mais, dans un sens, la jeune fille n’avait pas envie de l’assommer avec toutes ses explications, si bien qu’elle choisit de continuer ainsi.

      « - Hum, je suppose que tu ne sais pas ce qu’est une étude pour piano ? Enfin, si tu veux en savoir plus à propos du vocabulaire ou même au sujet de Frédéric Chopin, je t’en parlerais après, je te laisse déjà savourer son œuvre. »

    C’est alors qu’un clique retentit sur le MP3 démodé d’Ayami et que la mélodie magnifique de Chopin se mit à danser dans ses oreilles. La voilà partit pour 4 minutes et 22 secondes de rêveries. Oh ! S’il était d’accord, elle ferait écouter à son élève la version de « Tristesse » au violon, tout aussi délicieuse à ses tympans. Quoi de mieux que le violon, instrument de prédilection de l’adolescente !

    [ Musique : Tristesse - Frédéric Chopin ]


Dernière édition par Hazuna Ayami le 01.08.12 17:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   28.07.12 16:02


« - Enchanté, Azraël. Je m’appelle Ayami. Hazuna Ayami. Mais pour l’occasion, je serais Aya-Sensei. »

La demoiselle lui rendit sa poignée de main et lui tapota le nez. Azraël n'avait jamais été témoin de ce geste, mais en voyant le regard taquin d'Ayami, il compris que c'était plutôt amical. L'echoe eu malgré lui une petite mimique, il plissa le nez et un sourire en coin apparu sur ses lèvres. Ayami... il n'avait jamais entendu ce genre de nom auparavant. Étrangement, malgré que personne n'ait jamais quitté cette île, on pouvait y voir un tas de nationalité différentes, des noms aux consonances étrangères et si différents qu'on les croiraient venus de différents horizons. C'était comme si cet immense lopin de terre entouré d'eau avait déjà appartenu à un univers beaucoup plus grand, que toutes ces cultures et ces ethnies c'étaient retrouvée ici, puis avaient oublié le reste du monde. Aujourd'hui, plus personne ne savait ce qui se trouvait au delà de l'océan et pas une seule âme n'éprouvait le désir d'acquérir ces connaissances. Alors qu'il pensait à tout cela, sa professeure elle, semblait concentrée sur son visage, ce qui troubla un peu le jeune homme. Ultérieurement, personne n'était resté auprès de lui aussi longtemps, soit parce qu'il rendait les gens mal à l'aise, soit parce qu'il l'était lui-même et les quittait. Pour une fois, il se sentait bien en la compagnie de quelqu'un et Ayami n'avait pas l'air d'être affectée par ce que le jeune homme appelait l'aura noire.

« - Je vais d’abord te faire écouter un extrait de mon compositeur favori, Frédéric Chopin. C’est une étude pour piano appelée « Opus 10 n°3 » ou plus communément appelée « Tristesse » pour la beauté de la mélodie. Chopin, lui-même, aurait dit qu’il ne pourrait jamais écrire de mélodie plus belle que celle-ci. »

Frédéric Chopin. Son compositeur favori. Étude pour piano, Opus 10 n°3. Certains mots ne lui disaient rien, mais comme Ayami se lançait dans une explication un peu plus poussé de l'oeuvre, il ne l'interrompit pas. C'était amusant de voir à quel point elle semblait passionnée par le sujet, on pouvait voir qu'elle aimait véritablement la musique classique. Une expression de douceur se peint sur le visage d'Azraël, il n'aurait jamais pu trouver meilleur enseignante.

« - Hum, je suppose que tu ne sais pas ce qu’est une étude pour piano ? Enfin, si tu veux en savoir plus à propos du vocabulaire ou même au sujet de Frédéric Chopin, je t’en parlerais après, je te laisse déjà savourer son œuvre. »

Dès le départ de la musique, le sentiment de bien être ressenti quelques minutes plus tôt se réinstalla en lui. Il ferma les yeux, se laissant emporter par la douce mélodie. Elle était triste, mais joyeuse à la fois, comme nostalgique d'un lointain passé. Les doigts du jeune homme se mirent à discrètement balayer l'air au rythme des nombreuses notes. Il se dit qu'il pourrait rester toute sa vie comme ça et venant d'un être immortel, cette expression prend un tout autre sens. Il comprenait, maintenant, que ce Chopin ait pu lui-même dire qu'il ne pourrait jamais faire de plus belle composition. À chaque note, Azraël avait l'impression de découvrir un autre lui, une autre gamme de sensations et d'émotions. Jamais il ne s'était senti aussi bouleversé par quelque chose. Puis la musique monta en crescendo et les battements de son coeur firent de même. Il n'ouvrit les yeux qu'une fois la chanson terminée, puis il posa un regard vers Ayami, puis vers le lecteur MP3. Ses yeux se remplir d'eau. Il ne savait pas quoi dire. Il n'y avait simplement rien à redire.
code © Luny • Apple-Spring • 2012



Dernière édition par Azraël Lockhart le 07.08.12 21:34, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   30.07.12 20:23

    Pendant toute la durée de l’œuvre, les yeux clos, la violoniste laissait ses doigts danser sur les touches d’un piano invisible ayant élu domicile sur son sac. La douceur, la mélancolie, le profond désespoir et enfin, une certaine paix intérieur. Voilà ce que lui inspirait ce morceau. A chaque écoute, elle était remuée par diverses émotions qui la touchaient au plus profond de son cœur sensible. Décidément, Chopin était vraiment son compositeur favori ! Il lui fallait absolument trouver un jour toute la biographie et toutes ses compositions sur disques. Sortant de sa « léthargie », Ayami jeta un coup d’œil à Azraël. Sur le coup, elle pensait avoir rêvé si bien qu’elle se tourna sur le côté avant de le regarder à nouveau. Ce dernier semblait être transporté lui aussi, ce qui étonna la jeune japonaise. Son instinct la poussa à passer une main dans le dos du jeune homme, geste censé le consoler. D’ailleurs, était-il vraiment triste ou était-ce simplement elle qui s’inquiétait pour un rien ? Cependant, son flair ne la trompait pas. Azraël avait été touché par la virtuosité de Chopin.

      « - Ce n’est pas souvent que l’on voit des personnes émues par un extrait de Chopin. Ça prouve que tu as du cœur et une certaine sensibilité. »

    Difficile de trouver des mots de réconfort. Lorsqu’elle s’aperçu avoir laissé son bras dans le dos de son élève, elle se sentit légèrement gênée. Une fois qu’elle pensait avoir terminée d’apaiser son ami, elle s’en retourna à son apprentissage. Remontant dans ses souvenirs, elle leva son index comme pour dire « Euréka ! » et sourit aimablement à Azraël.

      « - Bon, avant de te faire pleurer pour de bon avec la version au violon, je tiens tout de même à t’instruire sur deux-trois petites choses. »

    Et là, Ayami commença à lui parler de Chopin, sa jeunesse, sa fuite hors de son propre pays, son amour pour sa patrie, ses chefs-d’œuvre. Elle prit environ une demi-heure à lui expliquer divers choses sur cet homme de génie. Si bien que le pauvre Azraël ne pouvait plus en placer une. Une fois son long discours terminé, Ayami sentit ses joues la bruler. Elle s’aperçut de son emportement habituel lorsqu’il s’agissait de musique et, surtout, de Chopin. Histoire de laisser son ami parler, elle fit une pause et fit rouler son écouteur entre son index et son pouce, trouvant en cela une fascination presque accaparante. A voix basse, elle semblait s’excuser auprès de son ami.

      « - Désolé, j’ai tendance à devenir bavarde dans ce genre de situations. Pour conclure, juste la définition d’une étude. Une étude, c’est une œuvre destinée à travailler une technique spécifique et induit une difficulté tout aussi spécifique. Par exemple, dans cette étude, la difficulté pour Chopin était l’indépendance de la main droite, puisqu’elle joue la mélodie mais aussi son accompagnement. »

    Ayami sourit, fière de son explication. La tête penchée sur le côté, elle laissa enfin la parole à Azraël, s’attendant à une approbation ou une question de sa part.

(HS : J'espère ne pas avoir fait trop de fautes ou de phrases bancales puisque je ne me suis pas relue >w< Sommeil oblige ;w; )


Dernière édition par Hazuna Ayami le 05.08.12 12:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   04.08.12 13:18


« - Ce n’est pas souvent que l’on voit des personnes émues par un extrait de Chopin. Ça prouve que tu as du cœur et une certaine sensibilité. »

Le son de sa voix le sorti de ses rêveries. Le choc du retour à la réalité fut si brutal que pendant un court instant, il eu l'impression de tomber et voulu se raccrocher à quelque chose, mais ne trouvait rien. C'est le bras dans le creux de son dos qui lui donna la sensation de stabilité, comme si quelqu'un avait attrapé sa main alors qu'il sombrait dans le plus profond des abysses. Az se rendit soudainement compte qu'il avait les yeux humides. C'était très gênants, sans qu'il ne sache vraiment expliqué pourquoi, mais surtout nouveau. Rien ne l'avait jamais ému aux larmes. Enfin, il faut une première à tout. Heureusement pour le jeune homme, Ayami ne semblait pas trop vouloir développer sur le sujet et recommença rapidement son cours.

« - Bon, avant de te faire pleurer pour de bon avec la version au violon, je tiens tout de même à t’instruire sur deux-trois petites choses. »

Un flot interminable de mots se mirent à couler de sa bouche, même s'il l'avait voulu, Azraël n'aurait pas pu dire un mot. Il en appris beaucoup, dans cette petite demi-heure, il faut dire que sa professeur en savait beaucoup. Habituellement, les gens se contentent d'aimer la musique de leur artiste préféré, mais non. Elle, elle connaissait sa vie, son cheminement personnel l'ayant mené à la création de ses plus belles oeuvres... tout. Il en appris même un peu sur une certaine George Sand. Drôle de nom pour une femme... Mais paraîtrait-il qu'elle ait été l'une des plus grandes auteures de son temps et qu'elle ait partagé la vie de Chopin, suite à son premier mariage. Décidément, cette fille était une mine de renseignements.

« - Désolé, j’ai tendance à devenir bavarde dans ce genre de situations. Pour conclure, juste la définition d’une étude. Une étude, c’est une œuvre destinée à travailler une technique spécifique et induit une difficulté tout aussi spécifique. Par exemple, dans cette étude, la difficulté pour Chopin était l’indépendance de la main droite, puisqu’elle joue la mélodie mais aussi son accompagnement. »

Il n'avait pas tout compris, mais l'essentiel était là. En gros, c'était un morceau joué avec un handicap. Le jeune homme devait avoir l'air un peu bizarre, les sourcils froncés et l'air concentré. Il releva finalement la tête, pour la voir, la tête légèrement penchée, arborant un très joli sourire. Elle semblait attendre quelque chose de sa part. Questions, commentaires, inquiétudes ? Après un petit moment, il fut forcé de constaté qu'il n'avait rien à lui demander, mais était bien étonné de toute la quantité d'informations que sa jeune institutrice pouvait stocker dans son cerveau. Elle devait être bonne élève.

« Waah, tu en sais des choses, toi. »

Phrase qu'il gratifia d'un sourire amusé. Il la trouvait bien gentille, en fait. Azraël la voyait bien, entourée d'un tas de ses amis. Elle était si mignonne, avec ses cheveux bruns, son visage expressif et ses grands yeux, elle devait avoir tout un tas de personnes dans son entourage, oui... Azra l'enviait un peu. Il n'avait pas vraiment envie de la quitter, contrairement à ce qu'il pouvait normalement ressentir en présence d'un autre être. Il enleva l'écouteur qui était toujours accroché à son oreille et le déposa dans sa main.

« Tiens, je te le rend. Il t'appartient alors... ce ne serait pas sympa que je parte avec. »

Sans trop vouloir se l'avouer, il avait peur que sa nouvelle amie décide de partir, maintenant qu'elle avait retrouvé son cher lecteur. Il sentait qu'elle pouvait lui apprendre encore pleins de choses, autant sur la musique classique que sur la manière humaine d'être, lui qui ne comprenait pas tout ces sentiments, ces désirs ou ces besoins que les gens normaux ressentent...
code © Luny • Apple-Spring • 2012



Dernière édition par Azraël Lockhart le 07.08.12 21:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   05.08.12 13:48

    Il lui semblait qu’elle venait d’abrutir ce pauvre Azraël avec toutes ses explications. Décidée à se calmer, elle attendit patiemment que ce dernier puisse enfin faire un commentaire sur sa prestation de professeur. Jouant avec son écouteur, elle repensa un instant au cours qu’elle venait de sécher, comme une mauvaise élève. Tout ce qu’elle espérait était que cela ne la placerait pas au centre de rumeurs tel que « Ayami sèche pour trainer avec des garçons ! ». Certains aimaient tellement bavarder sur les faits et gestes des autres. De plus, il était toujours bon d’en rajouter un peu et ainsi commençait une rumeur.

    Alors qu’elle s’attendait à une réflexion comme quoi elle était devenue aussi fatigante que ses propres professeurs, voilà qu’on la complimentait. Se tournant vivement vers son interlocuteur, ses yeux s’arrondirent. Quoi qu’il en soit, elle était rassurée et heureuse de l’avoir entendu dire ce genre de chose. En revanche, elle ne savait quoi répondre à cela, si bien qu’elle se contenta se sourire et de le remercier d’un signe de tête. Tandis que son interlocuteur enlevait l’écouteur de son oreille, il finit par lui déposer dans la main avant de lui annoncer qu’il lui rendait son bien. Étrangement, Ayami se sentait vraiment mieux d’avoir enfin récupérée son lecteur mais, dans un autre sens, elle se sentait embarrassée pour le jeune homme. En un mot, il lui faisait pitié. Il semblait avoir énormément apprécié ce MP3 et son contenu. Comme s’il n’avait jamais rien écouté de tel. Un sourire se dessina sur les lèvres de l’adolescente qui enroula les écouteurs autour du lecteur avant de le tendre à son élève.

      « - Tiens, je te le prête. Ça tombe bien puisque, en ce moment, je n’en ai pas besoin. Alors, je t’en prie, prend-le. »

    Elle lui prit délicatement le poignet gauche et déposa l’objet dans sa main avant de le libérer. C’est vrai qu’elle y tenait énormément, qu’il l’accompagnait dans tous ses déplacements mais face à ce pauvre garçon qui semblait si gentil et si seul, Ayami ne put s’empêcher de lui laisser son MP3. Et puis, cela marquait en quelque sorte la confiance qu’elle lui portait désormais. Même si elle le connaissait depuis à peine une heure, elle sentait qu’il n’avait pas un mauvais fond, qu’elle pouvait lui faire confiance. Cependant, elle le trouvait simplement inexpressif. Hors mis quelques sourires, il ne semblait pas savoir extérioriser ses émotions. Si bien, qu’il pouvait en être presque impénétrable. Impossible de savoir ce à quoi il pensait. Mais, alors qu’elle se faisait ce genre de réflexion, elle repensait à son instant de faiblesse après son écoute de « Tristesse ». Ayami finit par se reprendre lorsqu’elle sentit une sorte de blanc s’installer entre eux. En plus d’être inexpressif, il ne semblait pas aussi très bavard. A moins qu’il ne soit gêné d’en placer une suite au monologue que la jeune fille avait été capable de tenir. Ayami se mordit la lèvre inférieure avant de briser ce silence.

      « - Sinon, dis-moi, tu es en quelle année ? Tu fais des études particulières ? »

    Impossible de trouver un meilleur sujet de conversation. Ayami était horriblement en manque d’inspiration pour cette fois.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   07.08.12 21:36


« Tiens, je te le prête. Ça tombe bien puisque, en ce moment, je n’en ai pas besoin. Alors, je t’en prie, prend-le. »

Dit-elle juste après avoir enroulé le MP3 dans ses écouteurs. Lorsque la main délicate d'Ayami attrapa son poignet, il eu un petit sursaut. Elle déposa délicatement, au creux de sa main, l'objet qu'elle désirait tant retrouvé. Azraël referma doucement les doigts, l'enfermant dans sa paume comme un trésor inestimable. C'était un geste de gentillesse pure, bon d'accord, il y avait peut-être un peu de pitié, mais n'empêche. Cet objet minuscule auquel elle semblait tellement tenir, elle le lui prêtait. Elle faisait preuve de plus de bonté que jamais personne auparavant avec lui et il lui en était très reconnaissant. Pour lui, cette Hazuna Ayami venait de devenir une personne exceptionnelle. C'était rare, de nos jours, de voir une personne faire preuve de tant de compassion envers un inconnu. Surtout envers un inconnu un peu bizarre.

« Sinon, dis-moi, tu es en quelle année ? Tu fais des études particulières ? »

Quel genre d'études il faisait ? Pendant un petit moment, il pensa à le lui dire, comme une personne normale, mais il n'était pas une personne normale. Avec un petit sourire en coin, il glissa le MP3 dans une des poches de sa veste et regarda Aya dans les yeux, avant de lui dire d'une voix légèrement incertaine :

« Et bien... puisque tu es si sympa avec moi, je vais te montrer...»

Sur ce, il lui prit la main et l'attira tranquillement, il ne voulait surtout pas lui faire peur, à travers les couloirs et les étages de l'université, s'assurant sans arrêt qu'elle ne soit pas en train de paniquer à l'idée qu'un homme plus vieux qu'elle la kidnappait. Il était un peu nerveux, car jamais il n'avait montré ce qu'il faisait, ses professeurs à part, bien entendu. Il se trouve qu'en dépit de ses nombreuses absences, le jeune homme excelle dans son domaine. Peut-être était-ce l'une des raisons pour laquelle ses professeurs toléraient autant ses frasques. Enfin bref. Après quelques minutes, ils se retrouvèrent devant une porte. La porte de ce qui avait, au premier regard, d'une salle de classe identique à toutes les autres.

C'est seulement lorsqu'il eut besoin de sa main pour ouvrir la porte qu'il relâcha celle d'Aya. D'un petit geste timide, il l'invita à entrer, avant qu'il ne se dégonfle et change d'avis. Il pénétra dans la pénombre de la pièce et d'un geste machinal, ouvrir les lumières. C'était un atelier. Étudiant en arts. Bah oui, le stéréotype du mec ténébreux, il fallait absolument qu'on pousse le cliché un peu plus loin, sinon c'est moins amusant. Azraël n'était plus très certain d'avoir envie qu'elle voit ses oeuvres, mais bon, puisqu'il l'avait emmenée jusqu'ici, et qu'il ne voulait pas passer pour un pervers ou un autre truc dans le genre, il se devait de lui montrer quelque chose. Ou alors elle le croirait retardé.

Enfin... L'Echoe se dirigea vers le fond la salle, là où il se plaçait toujours pour peindre ses toiles. L'éclairage y était idéal, pas trop fort, ce qui nuançait les couleurs et donnait de mauvais résultats, mais pas trop sombre non plus, histoire de voir ce qu'il peignait. La nervosité le gagna alors de plus en plus. Et si elle n'aimait pas ? Azra le verrait comme une sorte de déception, ou un échec. Il se tenait là, derrière une immense toile faisant dos à Ayami et la regarda une dernière fois, avant de la dévoilée à la jeune fille. Sa toile était si grande qu'il avait dû la placer sur un chariot doté de petites roues, fait exprès pour les oeuvres de grande taille. Il la retourna.

Les coups de pinceaux étaient fins, presque invisible au premier coup d'oeil. Les couleurs étaient froides, se concentrant dans les tons de bleu, de blanc et de gris. On aura d'abord dit la photo d'un paysage enneigé mais... C'était le portrait d'une femme, assise sur un trône. Son visage était doux, empreint d'une tristesse naïve et ses yeux regardaient vers le sol, comme à la recherche de quelque chose d'inconnu. Elle avait de longs cheveux couleurs de neige, lui tombant en cascade sur les épaules, des cils interminables de la même nuance et une robe magnifique, blanche aussi. Tout en elle semblait refléter une bonté que seuls les anges possèdent, illuminée de l'intérieur par un coeur aussi fragile et pur qu'un morceau de glace. Le décor se résumait au trône, fait de cristal et de joyaux étincelants. Le reste était peint en noir, toutefois, la femme éclairait cette noirceur. Cette femme, il la voyait en rêve, toute les nuits. C'était pour extérioriser ce rêve qu'il avait décider de la peindre.

Sans faire de bruit, Az recula. Laissant le temps à la jeune demoiselle de bien analyser la peinture. En ce qui le concernait, il avait du mal à regarder cette toile longtemps. Il avait le sentiment d'avoir connu cette femme auparavant, sans trop savoir pourquoi ni comment. C'est pourquoi il se mit à lorgner le sol. Il avait envie d'une cigarette.
code © Luny • Apple-Spring • 2012

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   08.08.12 11:33

    Elle eut à peine le temps de lever la tête et de comprendre ce qu’il lui arrivait que la voilà déjà partie pour entrer dans les bâtiments de l’Université. A la fois curieuse et inquiète, elle se demandait ce que le jeune homme comptait lui montrer. Mais aussi, elle espérait ne pas se faire renvoyer et réprimander, sachant qu’elle n’était pas encore une étudiante dans cet établissement mais une étrangère. Tâchant de ne pas lâcher la main de son guide, elle se sentit quelque peu gênée par ce geste mais, l’oublia très vite au profit de ces couloirs et de ces lieux qu’elle ne connaissait pas encore. Impatiente de quitter le lycée, elle utilisait cette première visite pour mémoriser la structure du bâtiment, histoire de mieux se repérer dès son arrivée prochaine. C’est alors qu’elle freina en même temps qu’Azraël devant la porte d’une salle inconnue. L’étudiant l’invita à entrer et elle s’exécuta, sans se faire prier.

    Dès son entrée, Ayami eut un mouvement de recul. Les bras croisés contre son haut, sa respiration s’accéléra. La pièce était affreusement sombre. Or, l’obscurité était la pire phobie d’Ayami. Une vague de soulagement la parcourut lorsque les lumières éclairèrent davantage la salle. Ses bras avaient encore la chair de poule mais le pire était passé. Décroisant ses bras, elle prit une longue respiration et essaya de se calmer discrètement. Azraël ne pouvait pas savoir qu’elle avait peur du noir, par conséquent, elle ne comptait pas lui passer de savon. Et qui plus est, on l’avait déjà traité de « gamine » à cause de sa phobie. En général, seul les enfants avaient peur du noir. Mais, seulement pendant un temps. Cette peur disparaissait avec le temps mais, pour la jeune japonaise, celle-ci était demeurée intacte. C’était d’ailleurs une phobie particulièrement embêtante lors de divers problèmes. Une panne de courant par exemple. Autant dire que la brunette n’échappait pas à la crise d’angoisse dans ces cas-là. Mais, elle faisait de son mieux pour prévoir un secours face à ce genre de situation. Entre autre, elle gardait toujours une lampe de poche auprès d’elle lorsque le soir arrivait.

    La peur enfin passée, elle se concentra sur son ami, planté devant une toile retournée. La jeune fille écarquilla les yeux et s’approcha doucement. Le jeune homme fit rouler le charriot afin de dévoiler le devant du tableau. Et là, Ayami entrouvrit la bouche, stupéfaite. Pendant plusieurs secondes, elle resta muette, dévorant le tableau des yeux. Elle suivit chaque couleur, chaque nuance, chaque contour, aucun détail ne passa inaperçu à ses yeux. Elle était simplement éblouie par tant de beauté. La femme peinte sur le tableau lui inspirait une profonde douceur. De plus, elle était entourée d’une aura chaleureuse, paisible installée. Ses longs cheveux immaculés lui évoquaient la neige froide et pourtant si belle de l’hiver. D’après Ayami, il ne lui manquait plus que des ailes pour avoir l’air d’un ange. Un ange plongé au cœur des ténèbres, dans la noirceur de la nuit. Ce personnage semblait illuminer l’obscurité la plus complète. A présent, quelques centimètres séparaient la jeune fille éblouie et la toile. Ayami trouvait ce tableau tout simplement magnifique. Ne sachant plus comment s’expliquer, elle bafouilla à l’intention de l’artiste :

      « - C’est … c’est vraiment … magnifique ! Elle … Enfin, cette femme est vraiment très belle. »

    Tant de sens artistique lui paraissait rare, si bien qu’elle prit d’affection le jeune homme. Au fond, ils se ressemblaient tous les deux : elle exprimait des choses à travers son violon et lui, à travers ses pinceaux.

      « - Elle ressemble à une reine. Ou plutôt, à un ange. Pourtant, … » Elle fit une pause, les yeux rivés sur ceux d’Azraël, avant de reprendre : « - Quelque chose de mélancolique se dégage de ce tableau. »

    Bien que cette femme semblait si calme et si douce, le tableau en lui-même évoquait de la solitude et de la tristesse. Sur ce tableau, elle était seule. Seule dans l’obscurité. Ayami se demandait pourquoi personne n’était auprès d’elle pour la soutenir ou pour simplement l’accompagner. Peut-être elle aussi était-elle effrayée par les ténèbres ? Ayami approcha sa main et se reprit aussitôt en la serrant contre son buste. Timidement, elle demanda la permission à Azraël :

      « - Est-ce que … je peux le toucher ? »

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   10.08.12 12:19


« - C’est … c’est vraiment … magnifique ! Elle … Enfin, cette femme est vraiment très belle. »

Oui... elle avais tout à fait raison. Cette femme était magnifique. Et même avec tout l'effort qu'il y avait mit, peu importe ce que les gens en pensaient, il n'avait pas pu rendre un dixième de sa beauté. Il la voyait dans ses rêves, elle peuplait tout ses cauchemars les plus horrible. Jamais il ne savait quelle genre de nuit il passerait, s'il n'allait pas la passer à trembler comme une feuille, suite à la vision de cette magnifique femme s'enfonçant un katana dans l'abdomen, ou à afficher une expression de béatitude, la voyant en train de cueillir une fleur ou allongée sur le dos, contemplant les nuages.

« - Elle ressemble à une reine. Ou plutôt, à un ange. Pourtant, quelque chose de mélancolique se dégage de ce tableau. »

Elle avait dit cela en le regardant droit dans les yeux, et elle su qu'elle pensait véritablement ces mots. Elle comprenait. Elle, elle comprenait vraiment. Ou alors elle faisait partie de la petite partie de gens dont il voulait bien croire qu'elle comprenait. Les gens qui ont une passion artistique ont tendance à avoir de l'admiration les uns pour les autres, à ressentir les émotions véhiculées par les oeuvres de leurs compères artistes et à les apprécier à leur juste valeur. Pas seulement comme quelque chose de beau. Expression qui s'échappait bien souvent de la bouche des gens qui voyait son art. Azraël détestait cela. Les mains dans les poches, il se rapprocha de la jeune demoiselle en silence, appréciant le fait qu'elle aime bien la toile. Lorsqu'elle tandis la main pour effleurer la peinture et se ravisa soudainement, en ramenant le poing sur sa poitrine, il ressenti tout d'abord un léger pincement au coeur, mais en y repensant bien, la toile était sèche depuis plusieurs jours déjà, il ne la gardait ici que pour quelques retouches. Puis elle semblait si douce...

« - Est-ce que … je peux le toucher ? »

« Si tu veux... » , dit-il dans un semblant de sourire, tout de même un peu soucieux. S'il arrivait quoi que ce soit à cette peinture, il regretterait sans doute de l'avoir fait monté jusqu'ici. Quoi qu'il en soit, il décida de lui faire confiance.

Spoiler:
 
code © Luny • Apple-Spring • 2012

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   11.08.12 8:13

    Ayami le remercia d’un sourire sincère avant de se plonger à nouveau dans la peinture. Puis, semblant chercher son courage, elle avança lentement le bout de son index sur la surface obscure de la toile. Elle souleva son doigt et en observa l’extrémité pour constater qu’aucune tâche de peinture ne s’y était imprégnée. Cette toile était donc bel et bien sèche. Puis, Ayami caressa la chevelure immaculée en suivant les ondulations de celle-ci avec son index. Dans l’air flânait la douce odeur de la peinture. Celle-ci venait chatouiller les narines de l’adolescente qui cessait de passer son doigt sur la toile rugueuse et recouverte de magnifiques couleurs parfaitement mêlées les unes aux autres. Ayami sourit et continua d’observer la toile. A chaque fois qu’elle voyait une chose dite « belle », elle ne pouvait s’empêcher de le toucher. Elle ressentait ce besoin de s’imprégner de son toucher. Il lui semblait ainsi trouver de nouvelles inspirations pour ses compositions. Ici, la surface de la toile lui faisait penser à des notes mi grave, mi aigu. Une ribambelle de notes vinrent tournoyer dans son esprit et sans plus attendre, Ayami rechercha un petit calepin dans son sac, sortit un crayon de papier de sa trousse et elle commença à gribouiller sur les feuilles blanches des notes de musique. Elle venait de trouver une nouvelle mélodie pour décrire cette toile et même les circonstances dans lesquelles elle et Ayami s’étaient « rencontrés ». En ce qui concernait sa rencontre avec Azraël, elle fut inspirée de notes longues et douces. Perdue dans son esprit de mélomane, elle en oubliait presque l’endroit dans lequel elle se trouvait. Mais, une fois qu’elle eut terminé de prendre des notes dans son calepin, elle rangea le tout dans son sac et se tourna vers Azraël, une main frottant ses cheveux.

      « - Excuse-moi, j’étais soudainement inspirée pour une de mes compositions. »

    Puis, laissant retomber ses mains le long de son corps, elle finit par croiser ceux-ci derrière son dos. Son attention se porta de nouveau sur la toile. Le coup de pinceau du jeune homme était vraiment impressionnant, il était capable de retranscrire tant de choses. Au fond d’elle-même, la musicienne commençait à ressentir un certain respect vis-à-vis de son ainé. C’est alors, qu’elle s’approcha de lui, les yeux pétillants.

      « - Dis, est-ce que tu as d’autres toiles ici ? J'aimerais vraiment voir tes autres œuvres. » dit-elle avec un soupçon d’impatience dans les yeux.

    Si son domaine était la musique, elle s’intéressait également aux autres arts. En particulier, la peinture et la sculpture. La jeune fille ne put s’empêcher de penser que leur rencontre s’avérait très amusante car l’un pourrait enseigner à l’autre diverses choses à propos de son domaine. Ayami pourrait lui parler de la musique tandis que lui pourrait lui enseigner les bases de la peinture. Cette réflexion ébaucha un sourire amusé sur les lèvres de la jeune fille. Finalement, son MP3 avait peut-être bien fait de quitter sa poche pour d’autres horizons.



Dernière édition par Hazuna Ayami le 17.08.12 9:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   17.08.12 9:26

CG70

C'est avec un petit sourire inquiet qu'il répondit à celui d'Ayami. S'il avait accepté qu'elle y touche, il était encore un peu préoccupé par l'état de la peinture. Inquiétude qui se dissipa rapidement, alors que la jeune demoiselle relevait le doigt. Pendant qu'elle se concentrait sur la chevelure du portrait, Azraël lui, fixait les yeux de la femme. Bien qu'il les ait peints lui-même, ignorant pourquoi, il se sentait mal-à-l'aise. Comme si elle tentait de lui communiquer quelque chose d'important, sans qu'il ne comprenne jamais le message. Il avait peint cette toile suite à l'une de ses visions cauchemardesques. Elle lui était arrivée juste ici, alors qu'il travaillait sur une autre oeuvre, exactement là où se tenait sa nouvelle amie. Quand était-ce, déjà ? Ah oui, se rappela-t-il, la semaine dernière, au beau milieu de la nuit, son professeur lui avait donné la permission de rester tard. Il s'était alors recroquevillé en position fœtale et avait hurlé comme un damné pour que cela s'arrête. C'était horrible, de la voir soir après soir, nuit après nuit, sans avoir le moindre souvenir. Az avait beau ne pas dormir, elle s'imposait toujours à lui, d'une manière ou d'une autre.

C'est alors qu'il releva les yeux de sa toile et remarqua qu'Ayami avait le nez dans son sac, visiblement à la recherche de quelque chose. Elle en sortit un petit calepin et un crayon. Intrigué, Azraël se plaça derrière elle pour voir ce qu'elle pouvait bien écrire. À sa grande surprise, il vit apparaître des notes de musique sur le blanc de la feuille. Alors elle ne faisait pas que se passionner pour la musique, elle était aussi compositrice. Décidément, cette petite était pleine de surprise ! Le jeune homme essayait tant bien que mal de lire la mélodie, mais n'arrivait pas à grand chose. Lui qui une heure plus tôt ne connaissait même pas Mozart, comme aurait-il pu ? Malgré tout, il aurait bien voulu entendre ce que sa peinture lui inspirait. Puis elle referma son calepin et il disparu de nouveau dans son sac. Azraël, conscient que ce n'était pas poli de regarder par dessus l'épaule de quelqu'un, fit mine de rien et s'éloigna de quelques pas.

« - Excuse-moi, j’étais soudainement inspirée pour une de mes compositions. »

Il avait donc vu juste, elle composait réellement. Il se demanda de quel instrument elle pouvait bien jouer, mais avant qu'il ne puisse lui poser la question, elle se rapprocha de lui, les yeux tout brillants.

« - Dis, est-ce que tu as d’autres toiles ici ? J'aimerais vraiment voir tes autres œuvres. »

S'il avait d'autres toiles dans l'atelier ? Az eut l'air songeur quelques instants. C'était une excellente question. Habituellement, lorsqu'elles étaient terminées, il les ramenaient chez lui ou les donnait à des oeuvres de charité, il n'aimait pas trop les laisser à la vue de tous. Mais peut-être qu’effectivement, il lui restait quelques travaux ici. Son professeur devait les noter, alors il n'avait pas eu le choix. Seulement, il devait les trouver, ce qui n'allait pas être une tâche simple. Au nombre de tableaux se trouvant dans cette pièce, il ne suffirait pas de chercher du regard pour les trouver.

« Je crois bien que oui, mais il va falloir chercher un peu... Si cela ne t'embête pas. Viens je vais te montrer ce qu'il faut chercher. »

Sur ce, il s'avança vers la première toile et se pencha vers le bas, pointant une toute petite touche blanche dans le coin droit. Évidemment, c'était une signature. Sa signature. Un A, un peu stylé quand même, mais tout petit et très facilement distinguable. Il était dans le bas de toutes ses toiles et si Ayami voulait aider à chercher, elle aurait besoin de le connaître.
code ©️ Luny • Apple-Spring • 2012

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   17.08.12 12:31

    Son interlocuteur paraissait songeur. Peut-être était-ce une question trop indiscrète pour lui. A moins qu’il ne réfléchisse aux toiles présentes dans cette pièce. Et Dieu seul sait combien il y en avait ici. Surement plus d’une cinquantaine. Bientôt, les murs disparaitraient complètement, dissimulés par toutes ces œuvres qui patientaient ici jusqu’à leur heure de gloire inexistante ou bien tardive. Cependant, certaines peintures semblaient être entreposées là depuis un moment, tant et si bien que la poussière s’était accumulée sur sa surface. Une chance encore que la pièce était entretenue un minimum sinon, tout aurait fini par moisir avec le temps, pensait Ayami. Et d’après elle, ce serait bien dommage que tout cela périsse. Chaque œuvre, chaque composition méritait de l’attention. Celui qui ne savait pas prendre le temps de s’arrêter devant l’art était simplement un incompréhensif né.

    Soudain, Ayami reçu des directives. Il lui fallait trouver les travaux d’Azraël présents dans tout ce fouillis. En somme, ce n’était pas une mince affaire. Mais, pas question de désespéré ! C’était loin d’être comme à la recherche d’une aiguille dans une botte de foin. Cela prendrait simplement du temps mais ce n’était pas impossible de retrouver les tableaux de son ami. Se retroussant les manches, la brunette posa son sac sur une petite table où étaient entreposés des tubes de peinture et elle balaya du regard la pièce. Mais, avant de commencer sa chasse aux trésors, elle reçue de précieux conseils de la part du jeune peintre. Afin de retrouver ses œuvres, elle devait tout d’abord identifier sa signature. Il s’agissait d’un simple A pourtant fin et gracieux qui reflétait toute la noblesse d’esprit et le talent du jeune artiste. Une signature très agréable à l’œil et qui ne gâchait pas la peinture en elle-même. Arborant un sourire, elle se contenta d’acquiescer avant de pointer le doigt vers les tableaux entreposés à sa droite.

      « - Je m’occupe de ce côté-là. Allez, c’est parti ! »

    Puis, elle s’avança en sautillant jusque vers les tableaux avant de les observer un par un au peigne-fin. Sitôt qu’elle avait parcouru chaque coin et recoin de la toile plusieurs fois mais sans succès, elle la déposait à côté pour former une nouvelle rangée de toiles. Par la même occasion, elle se chargeait de chasser la poussière qui avait élu domicile dessus. Et, elle en profitait aussi pour observer les peintures mais, rapidement. Elle voulait voir celles d’Azraël en priorité. Son coup de pinceau l’avait enchanté. L’image de cette femme restait encore gravée dans son esprit. Et, il était si dur de garder l’impression que cette toile dégageait qu'Ayami se sentit obligée de se retourner dessus pour mieux s’imprégner de son aura. Une fois cela fait, elle en revint à ses moutons. Bientôt une dizaine de peintures et pas la moindre trace d’une œuvre de son ami. Voilà qui commençait à la décevoir. Sa curiosité avait à présent besoin d’être satisfaite si elle ne voulait pas repartir d’ici frustrée. Alors qu’elle reposait une nouvelle toile sur la nouvelle rangée qui prenait forme, le regard de la jeune fille fut aussitôt attiré par le signe significatif. Bingo ! Il lui avait sauté aux yeux comme une nouveauté impossible à ne pas remarquer. Fière d’elle, Ayami brandit la toile devant son buste, comme un trophée, et s’adressa à Azraël.

      « - Regarde, j’en ai trouvé un ! »

    La représentation tournée face à elle, elle tâcha de trouver ce qu’Azraël avait choisi de représenter ici. Il s’agissait là d’un petit oiseau, couché au creux d’une main fine et protectrice. La scène était entourée d'un peu de verdure et l’animal semblait s’y sentir en sécurité et en confiance. Il ne comptait pas s’envoler et il se contentait de regarder le spectateur. Par cette représentation, Ayami en vint à penser qu’il s’agissait d’un des animaux préférés de l’auteur. Si c’était le cas, Azraël était réellement quelqu’un de bien. Elle en était certaine. Attendrie par son hypothèse, elle reposa ses yeux sur le petit animal habituellement craintif et sauvage qui semblait s’être pris d’affection pour le propriétaire de son petit perchoir douillet et rassurant.


Dernière édition par Hazuna Ayami le 22.08.12 17:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   18.08.12 10:18


C'était un peu bizarre de se retrouver dans cette situation, sur le point de chercher ainsi certaines de ses oeuvres, dans un atelier vide et avec une fille qu'il ne connaissait pas à peine une heure auparavant. Pendant qu'elle scrutait sa signature, il prit le temps de l'observer, juste quelques secondes, rien de bizarre. Avec ses longs cheveux bruns, ses yeux légèrement bridés et son visage toujours souriant et sincère, Azraël se dit qu'elle était la définition même du mot douceur. Ce qui le fit sourire à son tour. Il se sentait bien en sa présence, ce qui n'était encore jamais arrivé. Plus rare encore, Ayami ne semblait pas être mal à l'aise près de lui. Elle se retourna vers lui, ce qui mit fin à ses tribulations. Avec un petit sourire, elle lui pointa la série de tableaux vers sa droite.

« - Je m’occupe de ce côté-là. Allez, c’est parti ! »

D'accord, il se dit alors qu'il devait se charger de l'autre côté. Bon sang ce qu'il pouvait y en avoir. Pour lui, la tâche était toutefois relativement plus facile, puisqu'il n'avait pas chercher la marque du peintre sur chacune des peintures. Il connaissait toutes ses oeuvres par coeur et n'aurait qu'à en apercevoir une du coin de l'oeil pour la reconnaître. Malgré cela, quelques minutes plus tard, encore aucun tableau en vue. Az était sur le point d'abandonner, mais lorsqu'il regarda en direction de son amie, il remarqua à quel point elle prenait sa tâche au sérieux, dépoussiérant chaque peinture avec minutie, les inspectant avec attention et les reposant délicatement avant d'en prendre une autre. La voir se démener ainsi lui redonna le courage de se replonger lui aussi dans ses recherches. Un petit moment plus tard, il pu entendre une exclamation venant du côté d'Ayami.

« - Regarde, j’en ai trouvé un ! »

Il reposa la peinture qu'il avait en main et s'approcha d'elle, alors qu'elle tenait la sienne devant elle. Il ne voyait toujours pas laquelle elle avait trouvé, puisqu'elle la tenait devant son buste, mais dès qu'il vit un coin de la toile, il ne pu s'empêcher de sourire. C'était la toile qu'il avait peinte sur le toit. C'était la toile qui représentait son meilleur ami, Tori, le moineau. Il adorait cet oiseau, petit, mais intelligent et vif. Il n'avait jamais fait le moindre son, du moins pas à la connaissance d'Azraël, comme si il savait à quel point le jeune homme aimait le silence. Oui, ce petit animal était cher à son coeur, plus que quiconque en ce bas monde. Il ne le jugeait pas pour ce qu'il était ni ce qu'il faisait.

« Il s'appelle Tori. »

Le jeune homme prit doucement le tableau des mains d'Ayami et l'installa sur un chevalet libre, au milieu de la pièce, avant de reculer de quelques pas. Il y avait bientôt de cela une semaine qu'il ne l'avait pas aperçu.
code © Luny • Apple-Spring • 2012

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   23.08.12 10:28

    Ayami fut attendrie. Même s’il ne s’agissait pas, la jeune fille appréciait les oiseaux comme des compères musiciens. Eux-aussi chantaient et ils trouvaient parfois le moyen de lui donner l’inspiration pour composer. Et, c’était toujours amusant d’écouter leur chant si différent les uns des autres. Parfois, lorsqu’elle avait du temps devant elle, la violoniste se contentait de s’installer dans l’herbe et d’écouter les oiseaux. Elle tentait d’imaginer leur dialogue, chose qui l’amusait et la détendait à la fois. Cela pouvait donner lieu à de drôles de situation. Cependant, là n’était pas la question. Le tableau finit par quitter ses mains. En effet, Azraël venait de le lui prendre délicatement avant de le placer sur un chevalet n’attendant plus que lui. Pendant un moment, elle prit le temps d’observer le jeune homme, les yeux rivés sur son chef d’œuvre.

    Il semblait apprécier énormément son petit animal. Son regard chargé de tendresse en disant long. Face à cela, la jeune fille imaginait la rencontre de ces deux individus. Peut-être la petite créature s’était-elle blessée et Azraël, emplie de bonnes intentions, l’avait gentiment soigné ? Qui sait. Elle ne manquerait pas de lui poser la question. C’est alors qu’elle se souvint du nom donné à ce petit moineau. Tori. Cela signifiait « oiseau » dans sa langue natale. Même s’il s’agissait là d’un nom peu original pour une japonaise, il n’empêche que le peintre ne s’était pas contenté de s’occuper de l’animal sans lui prêter une identité. D’après elle, cela prouvait encore une fois que son ami n’avait pas de mauvaises intentions et n’était pas une personne nuisible. Cette remarque confit un étrange réflexe à la jeune fille. Cette dernière déposa sa main sur l’épaule d’Azraël comme pour lui signifier qu’elle lui portait une grande sympathie. Néanmoins, elle fut quelque peu gênée par son geste et eut un sourire maladroit avant de lui demander :

      « - Comment vous vous êtes rencontrés ? Puisqu’un oiseau est plutôt craintif, d’ordinaire. Quoi qu’il en soit, Tori ne s’est pas trompé sur ton compte, tu es une bonne personne. »

    Sincère, elle sourit franchement puis posa de nouveau ses yeux sur le tableau. Le petit moineau était facilement reconnaissable et parfaitement représenté si bien qu’il semblait presque prêt à s’envoler de la toile pour se poser sur la main de son maitre. Alors qu’Ayami porta à nouveau son attention sur la rangée de tableau qu’elle avait fouillé minutieusement pour retrouver les tableaux perdus de son ami, elle aperçut une pendule accrochée au mur. Celle-ci lui indiquait que sa prochaine heure de cours ne tarderait pas à commencer. En gros, si elle partait dès maintenant, elle parviendrait sans doute à se rendre à sa deuxième heure de cours, malgré le fait que suivre une heure d’histoire ne la branchait pas plus que ça. Mais, si elle ne voulait pas avoir de problèmes avec ses professeurs, il s’agissait là de la meilleure situation à adopter. Alors qu’elle jeta un dernier coup d’œil à la représentation du petit compagnon de son ami étudiant, Ayami s’empara de son sac et prit une mine désolé.

      « - Excuse-moi Azraël, mais je vais devoir partir si je ne veux pas avoir d’ennuis. Sache que je suis vraiment heureuse d’avoir fait ta connaissance et est-ce que ce soir, tu réussiras à m’attendre ici ? On pourrait chercher tes autres tableaux et discuter un peu plus, si tu le veux bien. Et, surtout, prend soin de mon MP3 ! »

    Elle appuya ses dires avec un sourire et, affectueusement, elle ébouriffa les cheveux du jeune homme en se glissant sur la pointe des pieds. Ceci fait, elle trottina jusque vers la porte et s’y arrêta en adressant un petit signe de main à son ami. Puis, elle disparût aussi vite et gracieusement qu’un oiseau, espérant que son prétexte de la panne de réveil soit une bonne excuse pour son absence de ce matin.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Maladresse et mauvaise adresse. [Azraël + Libre]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Resolu]probleme urgent colis mauvaise adresse
» [Question] Annulation de paiement Paypal
» Base de Torcy - nage en eau libre
» Ville Libre de Mévry
» [Blabla] Presse Libre - Ecrivez votre commentaire!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Détentoire - section hors rpg :: LES ARCHIVES DU FORUM :: ► Rpg-
Sauter vers: